Ghaita :
Cette troupe folklorique réincarne des guerriers, qui fusils en main dansent aux sons des tambours et des musettes. Ces artistes ne chantent pas mais émettent des cris sourds et extrêmement cadencés. Les danseurs incitent des cavalcades et visent un ennemi imaginaire.
Menghouchi Regadda :
Ce sont des styles musicaux faisant partie du patrimoine folklorique de la région de l’oriental au Rumeoy, qui ont été modernisés par le mélange d'instruments modernes (Batterie, Guitarres, Basse, Violent, Synthétiseurs...) et traditionnels (Bendir, Galal, Gasba ...).
Aissawa :
La confrérie des Aissawa est un genre musico – religieux fondé à la ville de Meknès. Les termes des Aïssawiyine, issu du nom du fondateur, désignent respectivement la confrérie et ses disciples. La confrérie des Aïssawa est devenue un phénomène social complexe, à la charnière du sacré et du profane. Les Aïssawa sont célèbres dans l’ensemble du monde arabe par leur musique spirituelle caractérisée par l’utilisation du hautbois, de chants collectifs, d’hymnes religieux accompagnés par un orchestre de percussions. Leurs cérémonie complexe et rituelle mettant en avant scène des danses symboliques amenant les participants vers la transe, se déroule habituellement dans une sphère privée.
Haha :
Cette troupe réduit la musique à un solo de flûte. Il s’agit ainsi d’un pipeau de roseau à sept trous. Les claquements de main qui éclatent sporadiquement à des moments précis accompagnés d’abattements de pieds contre le sol, constituent un rythme puissant
Abidat R’ma :
C'est un art musical populaire de la région sous forme d'un groupe composé de sept personne et plus, avec un chef de groupe nommé Mkadem c'est le leader vétu d'une Adjellaba qui le distingue des autres.le Mkadem a comme instrument un ciseau ou mkass (Mkass un ancien ciseau était pour but couper la laine des moutons), ou tara (instrument musical rond) .Comme son nom l’indique, Abidat R’ma, cet art est inspiré du rituel de la chasse. Ce rituel, qui coïncide avec le début de la saison de la chasse, est fêté par des chants autant que par la danse. Au moment où le gibier est aux abois, des cris (hourras) s’élèvent pour pousser la proie, apeurée, à cesser toute résistance. Dans ce concert de cris, les chasseurs se livrent à une gestuelle comme pour pousser le gibier dans ses derniers retranchements. Inspiré de la chasse, l’art des Abidat R’ma célèbre également la saison des moissons. S’il est né de la période de chasse, il est utilisé souvent au moment des récoltes. A cette période, les Abidat R’ma expriment la joie des paysans de récolter le fruit de leur travail, surtout quand les récoltes sont bonnes.
Aujourd’hui, cet art est toujours fort prisé par les Marocains. Les Abidat R’ma sont fort sollicités pour les fêtes familiales (mariages, circoncision, etc.). Ils le sont pour les soirées télévisées. Le secret de cette forte demande trouve son explication non seulement dans les chants ou musiques des Abidat R’ma, mais aussi dans la théâtralisation de leur art.
Ahidous :
En deux lignes, ou en cercle, hommes et femmes se tiennent droits, épaule contre épaule, les mains des femmes légèrement tendues esquissent une discrète chorégraphie, seuls les hommes tiennent les aluns et chantent, mais tous participent au balancement, ondulation et fléchissement asymétrique des deux lignes.
Ici, à Imilchil, nous sommes saisis d’un sentiment de gravité et de mystère. Bien que s’agissant d’une danse, nous avons l’impression d’assister à un cérémonial empreint de profonde religiosité. Il faut bien que la légèreté s’insinue dans la fête, que les corps, soumis au rythme à cinq temps, retrouvent leur souplesse féline, et que le geste atteint son amplitude et sa vivacité. La musique empreint alors la voie de la jubilation : l’ahidous devient Tahaydousset, léger et rapide, lequel se transforme en baybi, chant pulsé, avec des voix à la limite du cri, et enfin tout cela culmine en hayfa. Là, le chant prend le pas sur les tambours, les mots, les onomatopées, les cris ne sont que des prétextes à un phrasé musical accentué et dynamique. Les chœurs sont animés par une merveilleuse démence vocale. Les phrases sont courtes et asymétriques, leur passage d’un chœur à l’autre produit une stupéfiante vivacité rythmique. Les corps sont libérés des contraintes de la verticalité et de la ligne. Deux femmes se dégagent de l’ensemble, s’asseyent et exécutent une douce danse des mains.
Ahouache Imintanout :
La troupe d’Ahouache Imintanoute vient du haut de l’Atlas occidental. Ce petit village marque en fait, la limite du massif montagneux et on y danse l’Ahouache à presque toutes les cérémonies religieuses, familiales et rituelles.
Ahouache Ouarzazate :
L’Ahouache est une dance ou les jeunes filles et femmes se tiennent épaules contre épaule. Les hommes battent le « bendir » et chantent. Les voix féminines leurs répondent avec une poésie coordonnées, et utilisent leurs costumes rutilants de paillettes et de bijoux d’argent, pour danser, reculer, onduler avec grâce. L’Ahouache est un spectacle qui groupe un nombre considérable de danseuses et de batteurs. Il dure en principe tout le long de la nuit.
Rokba :
Cette troupe est originaire de Zagora. Elle est composée d’hommes et de femmes, elle dénote toute la dynamique des chants et des mélodies dans les villages après les moissons et les événements locaux, son chef enflamme les foules. Le rythme et la cadence sont maîtrisés à travers un mouvement collectif utilisant les mouvements de jambes dans le nom de la troupe Rokba (genou).
Ahouache Tissinte :
Cette danse dite du poignard parait d’un clair symbolisme. Elle fait partie des rites du mariage ou hommes et femmes dansent côte à côte. Une jeune fille et un jeune homme se détachent en formant un cercle. L’homme tient, à bout de bras, une cordelière ou prend un poignard, ensuite, il tournoie, trace encore des cercle autour de la jeune fille, s’en éloigne et s’en approche. Le couple finit par se retrouver face à face. Ils avancent l’un envers l’autre à petits pas. Le jeune homme lève les bras et passe le poignard autour du cou de la jeune fille qui elle, continue toujours de danser, l’homme se met finalement et lentement à se genoux.
Houara :
Les danseurs viennent de la région d’Inziguane aux alentours d’Agadir. Ce sont d’abord les hommes dansant sur un rythme très animé. Un ou parfois deux virtuoses se détachent du cercle pour exécuter un numéro en soliste. La femme se précipite au centre lorsque le rythme atteint son paroxysme, pour former un cercle mouvementé d’une rare puissance, nécessitant une force physique peu commune.
Dekka :
Artisans, et petits commerçants de Marrakech se livrant à un divertissement rythmique, en formant un orchestre uniquement composé de tambourins en terre cuite, de différentes dimensions. Les battements s’accélèrent, entre sons graves et aigus, se trémulent savamment. Les voix s’élèvent en un chœur puissant. L’ensemble demeure d’une homogénéité étonnante, base d’une ivresse disciplinée, l’enchainement se serre sans aucune pause.
Gnaoua :
D’origine africaine, la dance des Grnaouas appartient à la musique de confrérie. Les instruments ont gardé leur aspect primitif : tambours de grande dimension croates de fer forgé. Cauries et verroteries servent d’ornements vestimentaires et rappellent à la fois l’origine de cette manifestation et son aspect magico – religieux.
Oulad Sidi H’Mad ou Moussa :
Ce sont des acrobates qui se réfèrent à la confrérie ambulante de Sidi Ahmed Ou Moussa, le saint de Tazeroualt, une région se situant au sud de l’Anti – Atlas. A l’origine, les jeunes ayant la volonté d’intégrer cette troupe, devaient s’entrainer pour désormais faire partie de la confrérie des archers et des tireurs.
Al Guedra :
Une dance en provenance du Sud du Royaume, ou les attitudes et les gestes relèvent d’un symbolisme fort ancestral. Le rythme soutenu par la Guedra ou également nommée « Mamite » (Tambour de terre cuite garnie de peau) devient extrêmement lancinant. Chaque représentation est une cérémonie rituelle dont l’origine se perd dans la nuit des temps.